Suite au précédent article concernant une avancée avérée en matière de décryptage des jeux SEGA System 32, protégés par Security Chip (Suicide Battery), j'ai pu enfin mettre la main sur le contenu en question pour mon SegaSonic, malgré qu'il soit toujours fonctionnel, et réaliser différents tests afin de livrer des informations bien plus concrètes !
Le temps de me rendre compte que mon Dark Edge, quant à lui, a rejoint le cimetière des jeux "suicidés", en attente d'une greffe d'EPROMs décryptées...
Pour rappel, les jeux concernés sont : Burning Rival, Dark Edge, Dragon Ball Z V.R.V.S., F1 Super Lap, SegaSonic, et The J.League 1994 (Super Visual Football).
Au fil de mes investigations, j'ai donc trouvé des personnes possédant les fichiers décryptés pour Sonic (malheureusement aucun ne possédait les fichiers pour les autres jeux), et l'un d'entre eux a gentiment proposé de m'envoyer un ROMkit (photo ci-dessus), en échange d'une photo prouvant évidemment que je possède le jeu original.
Comme le laissait supposer l'édition phoenix vue sur eBay, les deux EPROMs concernées sont l'EPR-15786C
(IC8
) et l'EPR-15787C
(IC17
). Il n'y a apparemment besoin de rien d'autre que les deux EPROMs, pas besoin d'un CPU 68000 de remplacement en l'occurrence pour le Security Chip, comme c'est le cas pour les jeux System 16 (explication plus bas) :
Le résultat est sans appel : ça marche !
Et ceux qui ont suivi se poseront inévitablement la question suivante : "oui, mais si ton jeu marchait déjà avant, comment être sûr ?!"
→ Pour être sûr, j'ai évidemment effectué des tests, avec et sans le module FD1149, pour voir le comportement du jeu, avant et après remplacement des EPROMs. Détails :
...
Tests préalables, avec les composants d'origine :
Pour m'assurer du bon fonctionnement des EPROMs décryptées, il me fallait déjà savoir comment réagirait le jeu dans le cas où il serait suicidé, puisqu'il était toujours fonctionnel. Pour ce faire, j'ai donc retiré le Security Chip, et j'ai pu constater :
Pas de doute donc sur le fait que si le ROMkit ne marche pas, le jeu ne pourra pas fonctionner correctement, du moins sans le Security Chip.
Tests effectués une fois le ROMkit en place :
Une fois le ROMkit en place, j'ai testé le comportement du jeu, d'abord avec le Security Chip, puis sans celui-ci :
A partir du moment où le jeu est décrypté, celui-ci ne sollicite apparemment plus du tout le module FD1149, dont la présence devient alors optionnelle ! Ceci expliquant donc pourquoi il est parfois présent, comme c'était le cas sur l'édition phoenix vendue sur eBay, ou non, dans le cas de la conversion vendue sur Yahoo !
Bref, c'est TOP ! Bien que j'ai remis les composants d'origine en place sur ma carte pour le moment, mon SegaSonic est dors-et-déjà sauvé ! Il ne reste plus qu'à mettre la main sur la même chose pour les autres jeux, et à espérer que tout ceci soit rendu public prochainement !...
Après un dump du ROMkit, en comparant le contenu des fichiers décryptées avec les originaux, j'ai eu en tout cas confirmation que la protection a bien été cassée il y a 5 ans par le site SEGA Resurrection :
Mise à jour 19/10/2017
The Guru vient de publier sur son blog un article expliquant comment réaliser une conversion du jeu SegaSonic, et fournit notamment les fameuses ROMs décryptées, ainsi que les plans électroniques afin de confectionner une I/O Board pour la gestion des trackballs !